CO129-224 - Foreign Office - 1885 — Page 31

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TONQUIN.

CONFIDENTIAL.

197

Colonial Office

No. 1.

[Thursday, January 15.]

SECTION 1.

29

C. O.

143

RECR

REGO 27 JAN

(No. 31.) My Lord,

Viscount Lyons to Earl Granville.-(Received January 15.)

Paris, January 14, 1885.

I HAVE the honour to transmit to your Lordship, extracted from the "Journal Officiel" of this day, a telegram received by the Minister of Marine and Colonies from the Governor of Cochin China, which states that the news from Cambodia is excellent. that Phnum-Penh and its neighbourhood are tranquil, and that the symptoms of agitation have almost everywere disappeared.

I inclose also an account, taken from the unofficial newspaper the "Temps," of an attack made upon a post of Annamite troops in the French service, at Sambor, a place on the River Meikong, It is, no doubt, this affair which has occasioned the dispatch of the telegram by the Governor of Cochin China.

I have, &c. (Signed)

LYONS.

Inclosure 1 in No. 1.

Extract from the "Journal Officiel" of January 14, 1885.

LE Ministre de la Marine et des Colouies a reçu du Gouverneur de la Cochin- chine le télégramme suivant :-

<<

Saigon, le 13 Janvier, 1885.

'Depuis deux jours, les nouvelles du Cambodge sont excellentes, Phnum-l'enh et ses environs tranquilles. Aucune bande n'est signalée dans l'intérieur du royaume, les symptômes d'agitation ont disparu presque partout."

Inclosure 2 in No. 1.

Extract from the "Temps" of January 14, 1885.

CHINE ET INDO-CHINE,--ÁTTAQUE D'UN POSTE FRANÇAIS AU CAMBODGE.-C'est à Sambor, sur le grand fleuve, près de la frontière du Laos Siamois qu'ont éclaté les désordres que nous avons annoncés hier en dernière heure. Sambor est un marché très important, chef-lieu d'un des arrondissements de la Province de Kratié, à 50 lieues à vol d'oiseau dans le nord-est de Phnum-Penh, la capitale du royaume. Nous avions en ce point un poste de vingt-cinq tirailleurs Annamites, et l'on rapporte que l'officier qui le commandait et quelques hommes ont été tués après une vigoureuse résistance.

On peut se demander à quelles causes générales il faut attribuer ce mouvement à la frontière Siamoise. Il en est une toute locale. Sambor est à la limite de la navigation et le fleuve dans ces parages était jusqu'en ces derniers temps infesté de pirates qui trouvaient souvent parmi les Mandarins Cambodgiens des protecteurs intéressés.

Les barques n'osaient plus s'aventurer sur le Mékong et le commerce avec le Laos menaçait de disparaître, faute de sécurité, quand le Conseil Colonial de la Cochinchine décida la création d'un service par steamer afin de desservir les escales Cambodgiennes. La piraterie a reçu ainsi un coup mortel: les populations paisibles se soni remises à la culture; les richesses du Laos descendirent aux entrepôts de Saigon sans payer leur tribut aux pirates et aux Mandarins. Mais cela faisait encore moins les affaires des pirates que celles des Mandarins, et cette révolution économique a dû contribuer à grouper autour de Siwotha, le frère du Roi, le promoteur de tous les mouvements contre l'autorité de Norodom, une grande partie des écumeurs de

[811]

B-1

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